
Je n'étais pas à Athènes samedi dernier mais à l'école, ce matin, tout le monde parlait de l'affrontement violent qui a eu lieu pendant plusieurs heures au centre-ville entre des néo-nazis et des partisans de l'extrême gauche. Dans ce genre d'affrontement, la police grecque a toujours la main leste et dégoupille rapidement les gaz lacrymogènes, alors il vaut mieux ne pas traîner dans le coin quand on sent que ça va chauffer entre des bandes rivales.
Selon ma prof de grec, la police aurait pu simplement séparer ces deux bandes avant l'affrontement mais elle ne l'a pas fait. Une fois la bagarre commencée, elle s'est plutôt liguée du côté des néo-nazis et a "fessé dans l'tas" des anarchistes. Cela devait rappeler de bons vieux souvenirs aux Athéniens "cocos"... On dit que l'autorité n'est jamais tout à fait nette en Grèce.
Je reproduis ci-dessous un article du journal Le Monde.
Trois personnes ont été hospitalisées samedi à la suite d’affrontements dans le centre d’Athènes entre des membres d’un groupe néo-nazi grec et des jeunes d’extrême gauche, a-t-on appris de source policière. Deux des victimes ont été blessées par des pierres et la troisième par des coups de couteau au ventre, selon la même source.
La police a bouclé le centre d’Athènes pendant plusieurs heures samedi après-midi pour essayer de repousser les manifestants, pour certains armés de barres de fer, qui ont jeté des pierres et divers objets contre les policiers.
Les affrontements ont éclaté quelques heures avant un rassemblement prévu en début d’après-midi par des organisations antiracistes sur une place centrale d’Athènes.
Selon un communiqué du mouvement “Expulsez le racisme”, ces organisations antiracistes voulaient protester contre “des agressions récentes des bandes fascistes à l’encontre des migrants et des jeunes de gauche“.
Elles voulaient également protester contre une manifestation nationaliste du groupe néo-nazi Chryssi Avghi (Aube d’or), (autorisée), qui devait se tenir dans la soirée sur les mêmes lieux pour commémorer un grave incident gréco-turc survenu en mer Egée, le 27 janvier 1996, près de l’îlot inhabité d’Imia (Kardak en turc).
Mais à la suite de ces incidents, les néo-nazis ont finalement décidé d’annuler leur manifestation.
Samedi soir, les affrontements entre les forces de l’ordre et des jeunes d’extrême gauche ont repris. Plus d’une centaine de jeunes ont manifesté dans le centre-ville et se sont opposés aux policiers, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser.
Les manifestants ont jeté des pierres contre les façades de cinq banques, provoquant d’importants dégâts, et la police a interpellé au moins cinquante personnes, selon une source policière.
9 commentaires:
Incroyable tout ce que tu as manquée parce que tu étais sur les bancs d'école ;-)
Je prèfères que tu sois mise au courant le lendemain, bien à l'abri!
Bob August, non j'étais à Paris. ;)
Beo, je ne serais pas le genre à risquer de me faire taper dessus pour une bonne photo de blogue. ;)
Les abus de pouvoir des polices dans les pays démocratiques sont à la hausse depuis quelques années, une hausse vertigineuse. C'est le moyen que les gens riches et honnêtes ont trouvés pour se garantir la prospérité à perpétuité. Navrant. Les temps ont changés.
Tu ne crois pas si bien dire Marchello! Même en Suisse, il est rare d'avoir une semaine sans apprendre un faux pas policé....
Berne, la capitale: certains propriétaires de bar et discothèques se croient en droit de ne laisser entrer ceux qui peuvent présenter leur passeport suisse!!!!
Oups... j'avais des lectures à rattraper...
Finalemement, on dirait que ça ressemble assez au Mexique, la Grèce.
J'étais sur le point de poser la même question que Bob August... Mais j'ai eu la réponse!:)
Bonjour Blue,
Un petit mot pour te dire que je suis encore fidèlement tes aventures et que tes récits grecs sont bien divertissants. En espérant que tu t'y plais bien, là-bas ;)
Rhââ, jeter des pierres sur les banques... Pfff, y'a quand même d'autres méthodes pour leur infliger de gros dégâts, comme embaucher des traders...
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