13 décembre 2006

La maison des traductrices?

Un triplex à vendre à Montréal

La vie d'une traductrice autonome comporte des avantages appréciables dont j'ai déjà parlé (la mobilité est de loin mon avantage préféré!). Je fais parfois des envieux lorsque je dis que je n'ai pas besoin de sortir pour aller travailler. Pas de voyage en groupe organisé en métro ou en autobus tous les matins et pas d'auto à déneiger et à faire chauffer l'hiver pour aller travailler. Je ne crains pas les bad hair days et n'ai pas à me demander désespérément quoi porter quand en me levant je me rappelle avec effroi que la lessive n'a pas été faite : à la limite, un vieux pyjama à imprimés qui luisent dans l'obscurité fera l'affaire. Je peux même travailler au lit avec ma chatte qui dort sur mes pieds. C'est un travail de rêve, croyez-vous? Hmm. Pas toujours.

Les traducteurs ont généralement une nature un peu solitaire, mais après cinq ans de ce régime, la solitude commence vraiment à peser. Le présence de collègues me manque souvent. J'ai commencé à combler certains besoins liés à mon statut de traductrice autonome en allant travailler à la bibliothèque lorsque je suis à Londres. Ces jours-là je me lève avec entrain, je me coiffe et choisis de porter quelque chose de joli, même si personne ne le remarquera puisque les gens parmi lesquels je travaillerai ne seront sans doute pas à leur bureau le lendemain. Je prends le métro et le voyage est parfois même assez excitant pour me donner envie de prendre des notes (qui finissent souvent en billets dans mon blogue) sur les navetteurs en veston-cravate/tailleur qui m'accompagnent jusqu'à la bibliothèque.

Certaines semaines, j'ai de la chance et des étrangers (je le vois à l'adaptateur de leur prise de courant d'ordinateur) viennent travailler tous les jours à la bibliothèque. Nous finissons par nous remarquer, nous dire bonjour et échanger avec plaisir la surveillance de notre ordinateur portatif respectif lorsqu'il faut s'absenter quelques minutes pour satisfaire des besoins biologiques. Mais c'est rare.

Je peux imaginer plaisamment, après l'avalanche de commentaires que mon dernier billet a suscités, que deux-trois traductrices qui s'entendent très bien (impérativement!) pourraient effectivement s'acheter une copropriété, y réserver une salle de travail commune, déductible d'impôt, et aller travailler ensemble tous les jours. Ouaip. Étrenner fièrement sa dernière robe (ben non, c'est pour rire!), se raconter les derniers potins pendant la pause-café ou l'heure du dîner et faire pareil comme dans un vrai bureau, sauf que la patronne serait invisible et l'horaire un peu plus flexible que dans la plupart des bureaux. Ça, ça me paraît génial. ;)

14 commentaires:

Anonyme a dit...

HAHAHAHA!

Tu vois c'est pas fou pentoute....En plus, ce triplex est trop hot, avec les moulures et les vitraux en plus...Ca tombe dans tes cordes, chère Blue... :)Je dois avouer que cette idée fait des petits! Et puis moi, je commence sérieusement à m'ennuyer de mes parents, de mes deux jours par semaine de célibat puisque le père de mes enfants est à Montréal, de ma mère et de mon père à proximité (pour garder!),de l'UQAM, de mes potes de Montréal...et puis des bars, des gens trippants...et de beaux mecs!!! et la solitude à la maison, j'aime ça, mais à la longue...Mes enfants ont une vie sociale ici, mais moi moins... Puis en étant à Montréal, je pourrais voyager pas mal plus...Se déraciner, c'est pas jojo, mais...j'y pense, sérieusement. Et cette maison des traductrices...elle m'a l'air pas mal géniale. :) C'est pour quand, cette offre d'achat, les filles ? :)

Anonyme a dit...

C'est vrai que ça a l'air alléchant! :-)
Prévoyez des chambres d'hôtes.

Anonyme a dit...

Non non... le triplex doit être sans vitrail... pour que blue les fasse elle même ;-)

Sérieux les filles vous commencez à me faire capoter ben raide! ;-)

J'vais commencer à renipper mon crédit moi je pense! ;-p

Je te comprends tellement Blue... et toi aussi Caroline... J'en pouvais plus d'Ottawa/Hull


PS: Pourquoi le mosus de Blogger me laisse pas établir de connexion??

-Roxart

Blue a dit...

Caroline : Ben oui, ça a de l'allure mais je ne prévois pas bouger avant la fin de l'été, si je décide de retraverser la flaque d'eau.. Mais c'est sûr qu'à plusieurs investisseuses c'est possible de s'installer comfortablement à Montréal.

Gryphon, il y a toujours moyen de recevoir, chez nous. ;)

Roxart, je ne sais pas quel est le problème avec Blogger. Il y a encore pas mal de bogues on dirait.

Anonyme a dit...

Roxart : C'est vrai, tu as raison, ce serait tout un projet de rénover en plus de traduire....Blue fait les vitraux...:)

Blue : Ben moi non plus, c'est pas avant la mi-été, mais je dois prévoir à l'avance, j'ai une petite famille à traîner avec moi...je crois que je ferais bien des heureux...à commencer par moi... :)

Renippez votre crédit les filles...on part en business!!! Ottawa...ch'pus CAPABLE....

Pur bonheur a dit...

Superbe maison!! C'est vrai que tu serais bien dans ce contexte. Je te le souhaite.

Blue a dit...

Caroline, c'est super intéressant mais je ne peux rien précipiter ni garantir. Ma situation est très chaotique et compliquée à l'heure actuelle... Mais ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde. ;)

S : Merci, c'est gentil.

Caroline a dit...

Ah! Ce que tu décris là est aussi charmant et confortable et propice à la délectation de la vie que le quotidien d'une héroïne dans un roman de Lucy Maud Montgomery. Et j'aime les romans de Lucy Maud Montgomery. :)

Anonyme a dit...

Bien sûr que non! Tu imagines ce que ça implique!!! L'idée est somme toute assez séduisante ; laissons-la mijoter pendant que je regarde la pluie tomber dans le stationnement du Homesense et du Zeller's de Nepean et que tu envisages peut-être de re-traverser l'océan...!!! C'est une idée qui aura surement plus d'impact sur mon écriture de fiction que sur ma réalité!

Beo a dit...

En tous cas: le triplex est superbe! Le projet aussi, he he!

Moi j'attends la suite... en sachant que c'est pas si facile, non pas de choisir mais d'assumer ses choix précédents!

Blue a dit...

À cause des pignons, Caroline à Londres?

Ah! le Zeller's... Presque 10 ans de ma vie, ça. ;)

On va laisser mijoter tout ça à feu doux et le ragoût sera meilleur. :)

Ça m'étonne même que j'envisage de retraverser de l'autre bord, alors qui sait?

Anonyme a dit...

Ouf...Béo, je crois que tu mets le doight sur un bobo, là....assumer ses choix précédents! En tout cas moi, ça sonne des cloches...

Blue, je t'envoie un beau "crockpot" virtuel pour laisser mijoter tout ça à feu doux.... ! You know where to find me...Mais je vous l'annonce en grande primeur : la madame ici retourne à Montréal. S'agit seulement de trouver quand (l'été prochain) et comment ("on y va, mais pas avec n'importe quelle agence, Monsieur Viau"...vieux gag de RBO!!!) Je suis ouverte aux suggestions!!! Blue je te souhaite bon courage dans tes tergiversations!

Caroline a dit...

À cause de la douceur de vivre, des nouvelles robes, et du thé que je sens infuser dans de belles tasses... ;)

Beo a dit...

Caroline d'Ottawa: en tous cas... c'est ce que je suis à vivre moi! Et quand on a un océan à retraverser... on peut pas changer d'idée aussi vite mettons ;)

Mais je trouve votre projet tellement intéressant!