15 avril 2008

Perfection



J'ai toujours était perfectionniste, à un point tel que plusieurs de mes projets s'en sont trouvés paralysés. Comme maintenant. Je n'écris plus tellement de billets parce que je cherche la meilleure façon de décrire le plaisir immense et la joie parfaite qu'on éprouve à vivre en Grèce et je ne la trouve pas.

Pourtant, je suis peut-être au meilleur endroit pour tenter de guérir de ce perfectionnisme, car la perfection de la vie qu'on trouve ici est humaine, conciliante, chaleureuse et pardonne beaucoup de travers. Après tout, les dieux grecs eux-mêmes faisaient de grosses bêtises!

Finalement, c'est pourquoi rien n'est parfait mais tout est parfait en Grèce. Je vais y réfléchir encore un peu. Ce perfectionnisme fatigant disparaîtra peut-être en quelques tours de komboloï? C'est ce que je me souhaite en tout cas.

10 commentaires:

Beo a dit...

Tu sais Blue, dans ma vie; j'ai vu des gens de ma famille être perfectionnistes sur la poussière au point de négliger les visiteurs :(

Avec les années; j'ai vu ces mêmes gens être moins maniaques et profiter un peu plus du moment présent.

Personnellement, je suis une spécialiste du temps présent, parfois j'angoisse de voir l'ampleur de la liste de choses à faire... ou que j'aurais dû déjà faire plusieurs fois-ménage genre-; puis je m'interroge sur ce à quoi j'ai bien pu employer mon temps libre.

Les réponses sont souvent plus gratifiantes que les tâches qui attendent.

La perfection n'est pas de ce monde. Les ruines grecques sont pourtant admirées et admirables à cause de l'imperfection que le temps leur a donnée.

Alors; si tu te disais qu'après plusieurs billets supers bien documentés ça te donne le droit de te lâcher lousse si ça te chante pour d'autres billets. Non?

Anonyme a dit...

Je suis pareillement perfectionniste; je ne supporte guère de commettre une erreur, je crains l'échec avec effroi, j'abhorre la prise au dépourvu et je panique littéralement à l'idée de perdre le contrôle d'un évènement ou autre(s). Par voie de conséquence, la majeure partie de mes projets n'aboutissent pas! Mais j'apprends à dominer mes angoisses, car, vivre dans une certaine frustration, est quelque peu pénible!

Par contre, je n'ai pas encore ce privilège de vivre dans un pays que j'aime! Je ne sais pas où trouver mon bonheur!

Mo a dit...

Je comprends tout à fait ton besoin de perfectionnisme. Moi aussi, j'en souffre (par exemple - j'ai horreur de faire des fautes de français!) et j'essaie depuis longtemps de me guérir et de vivre dans le moment présent.

Par contre, ton perfectionnisme doit bien te servir dans ton travail de traductrice.

Blue a dit...

Béo, tu as bien compris ce que j'ai voulu dire, merci. ;)
C'est vrai que j'ai passé beaucoup de temps à préparer des billets "super documentés", photos à l'appui, et que j'en ai maintenant perdu l'envie parce que je préfère passer ce temps libre à travailler à des projets personnels, à découvrir le pays et à sortir avec des amis. J'espère quand même que mes prochains billets ne se résumeront pas tous à "Ah, c'est génial ici!" ;)

Émeline, c'est vrai que vouloir tout faire parfaitement empêche souvent d'agir et d'apprécier le présent. Je pense que tu seras bien dans un pays dont le fonctionnement et les coutumes t'obligeront à lâcher prise tout en calmant tes angoisses en t'offrant un cadre de vie des plus agréables et stimulants sur le plan intellectuel et culturel. Pour moi, la Grèce fait tout à fait l'affaire. :)

Mo, tu n'as pas à t'en faire, tu écris le français mieux que pas mal de francophones. Surtout, continue d'écrire dans cette langue si ça te donne du plaisir et de la satisfaction. Quant à moi, j'étais très gênée d'écrire en anglais mais quelques amis anglais m'ont bien rassurée à ce propos. J'espère faire la même chose avec toi. ;)

Pour ce qui est de la traduction, comme le perfectionnisme passe par le contrôle et que je ne contrôle pas grand-chose dans ce métier(choix des documents, délais, terminologie souvent imposée par les clients, etc.), c'est plus une nuisance et une source de frustration qu'un atout pour moi.

Anonyme a dit...

Oui, tu vises juste; je suis en quête d'une contrée qui soit à l'opposé de ma personnalité. C'est la raison pour laquelle je pense m'installer en Espagne, par exemple! Bien que je ne saches pas parler espagnol - je suis en train d'apprendre cette langue avec des méthodes Assimil -, ce pays m'attire!

Blue, tu penses t'installer définitivement en Grèce, ou retourner dans ton pays d'origine? Parlais-tu la langue grecque avant de partir?

Blue a dit...

Émeline, je ne sais pas encore mais j'y pense. Non, je ne parlais pas grec avant de venir ici. Apprendre une langue n'est pas un problème lorsqu'on est tous les jours en immersion! Bonne chance pour l'Espagne, un autre pays très intéressant.

Tania a dit...

Je comprends aussi ce perfectionnisme dans l'écriture... j'ai toujours eu ce problème dans mes travaux... dans les compositions écrites du secondaire, sur 3h allouées, j'en passais une au complet, la tête couchée sur mon bureau, à chercher **LA** PREMIÈRE PHRASE PARFAITE. Par chance, en une heure, en plus de chercher la première phrase, ça m'avait laissé le temps de mettre mes idées en place..et tout déboulait, avec l'urgence du temps qui s'écoulait trop vite.

Mes travaux d'université ont été pareil. Chaque fois que je tentais de m'y prendre d'avance, une semaine disons, eh bien je passais 5 jours devant ma page blanche, le curseur qui clignote, à angoisser, à me dire que je n'en sais pas assez, que je n'ai pas assez lu, que je dois retourner dans mes livres, etc... et finalement, le tout s'écrivait dans les 2 derniers jours, forcée par le temps...pareil pour mon mémoire de maîtrise...

Je ne me sentais jamais prête à écrire, jamais "mûre" dans ma réflexion, dans mon processus de rédaction... Aujourd'hui avec un blog, c'est incroyable le nombre de sujets que je commence, et que je ne finis pas; je dois être dans un "mood" particulier, le tout doit être frais à ma mémoire, je veux attendre de trouver la bonne façon d'amener le sujet...et pouf, ça fait 4 mois que je suis revenue de Strasbourg et même si j'ai adoré, je n'en ai pas parlé une miette!!! Quel dommage... Je regrette maintenant...je vais essayer de me rattraper...
Allez, faut laisser courir ses doigts sur le clavier, et puis faut pas s'en faire, les lecteurs suivront ;o)
(et puis quand tu "plogues" une photo de ruine grecque, tu peux être sûre que c'est un succès assuré de toute façon...*hahaha*)

Anonyme a dit...

Je ressens la même chose pour le Mexique et je suis tout aussi incapable de dire pourquoi je me sens bien dans ce pays. On a beau évoquer l'amabilité de gens, la chaleur humaine, la culture, le climat - tout ça ne rend compte que partiellement du sentiment qui fait que je n'ai plus envie de repartir ailleurs. Il y a bien quelque de foncièrement indicible là-dessus ou là-dessous, contre quoi tout perfectionnisme se casse les dents. Plutôt une bonne nouvelle, non? :-)

Blue a dit...

Tania, j'ai fonctionné comme toi è l'université, je faisais tout è la dernière minute parce que je doutais de ma capacité è faire le travail, mais finalement tout se passait très bien et se faisait très vite. ;)

P.S. Je ne sais pas ou se trouvent les a et les u accent grave sur ce clavier. Désolée!

Gryphon, ben oui, c'est comme ça. Très difficile è expliquer. Et je parie que tu n'avais jamais rêvé du Mexique avant d'y habiter, comme je n'avais jamais rêvé de la Grèce...

Anonyme a dit...

Pari gagné ;)