En faisant une promenade, j’ai trouvé un recueil de poèmes sur un muret gardé par des chats, au pied d’un petit escalier de pierre qui mène à l’Acropole. J’ai hésité à le prendre, de peur de troubler l’ordre naturel des choses ou de piller un autel, mais j’ai interprété comme un heureux auspice la retraite tranquille des chats du rocher sacré à mon approche : j'ai emmené le livre chez moi pour le lire. Quelques jours plus tard, comme mon trouble ne s’atténuait pas en pensant à cette rencontre étonnante, j’ai résolu de copier mes poèmes préférés et d’aller remettre le recueil à sa place, sur la route d’un autre passant tenté par le sacrilège.
Bâtiments debout
Avec arrogance les fenêtres
restent fermées,
portant à jamais en elles
la responsabilité de la fermeture.
Elles entretiennent l'obscurcissement de la chambre.
Elles entretiennent la curiosité
des passants,
qui persistent obstinément à les regarder.
Elles entretiennent l'esthétique architecturale
d'un ancien bâtiment.
Le refus engage.
Extrait de
Quand le piano chavire, recueil de poèmes en quatre langues (grec, français, anglais, allemand) d'Andreas Georgallides
6 commentaires:
Joli poème! Tu sais pourquoi ils sont dans ces 4 langues les poèmes? C'est spécial non?
Il a sans doute envie d'être lu à grande échelle, Beo. :)
C'est charmant comme tout cette prose :)
Allô, ici Andreas, vous auriez vu mon recueil de poèmes ?
;-))))
Bonne semaine !
Geneviève, j'étais contente de trouver un livre que je peux lire, en tout cas. :)
Bob August, un de perdu, 10 de retrouvés avec l'édition. ;)
Salut tietie! Bonne semaine à toi aussi! ;)
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