22 octobre 2006

Exposition Doisneau

Le célèbre Baiser de l'Hôtel de ville.

J'ai beaucoup fait de travaux dans mon appartement ces derniers jours (plâtre, enduit, peinture) et n'ai donc pas vraiment eu le temps d'écrire mon blogue.

Pour mes lecteurs Québécois, vous n'avez pas idée de la cochonnerie que ça génère, faire des travaux dans un vieil appartement parisien. Tous les murs sont en plâtre. Les murs de gyproc, légers et si pratiques, ça n'existe pas. Comme nous avons cassé plusieurs murs (faits de carreaux de plâtre d'environ un pied d'épaisseur) pour ouvrir l'espace dans l'appartement, nous avons jeté... deux tonnes de débris!

Et il y a la poussière qui vient avec toute intervention sur les murs... c'est comme de la farine très fine qui s'insinue partout et reste dans l'air longtemps. Les murs de ma chambre étaient recouverts de près de 100 ans de papier peint à grosses fleurs... Une fois dénudé, le mur était poreux et irrégulier comme un vieux mur de ciment. Il fallait donc poser un enduit de plâtre très fin dessus pour le lisser.

Poser cet enduit, c'est un peu comme tirer un joint très très long... qui fait finalement toute la surface des murs ou glacer un gâteau de 4m X 4m en faisant attention de ne faire aucune bosse. Après, il faut sabler les petits défauts, enlever la poussière du mieux qu'on peut et finalement peinturer.

Comme les plafonds ici font généralement 2,4m de haut et sont décorés de moulures et de corniches compliquées, le rouleau ne suffit pas et il faut travailler au pinceau sur une bonne partie du plafond. C'est drôlement fatiguant! Mon cou s'en souvient encore ce matin...

Mais aujourd'hui c'est dimanche, il fait beau, et j'irai me récompenser en allant voir une exposition de photos (gratuite, c'est rare!) de Robert Doisneau, célèbre photographe du Paris-carte-postale d'après-guerre. Plusieurs photos ont plus de 50 ans, mais le sujet de prédilection de Doisneau était l'être humain, elles touchent encore et je parie qu'elles n'ont pas du tout pris la poussière, elles..

9 commentaires:

Anonyme a dit...

Vous êtes bien courageux d'entâmer de pareils travaux! Mais si vous arrivez au bout: bravo alors! Tu mettras des photos???

J'ai déjà vu ces photos sur le Net mais rien ne vaut une visite aux vrais expositions!

Christophe Berget a dit...

Mlle Blue, je suis super heureux d'habiter le Vaucluse, pas loin de ma ville de coeur qui est Sète, j'aime le temps qu'il fait chez moi, enfin......tout ça pour dire que parfois, j'envie les Parisien car l'xposition de Robert Doisneau" ça doit vraiment valoir le détour, ah oui ! rien que pour ce genre d'évènements, je suis jalmou de vous !!! (en toute amitié bien sur)

Blue a dit...

Beo : Merci, mais tu peux dire courageu-se. Je fais tout toute seule. En ce moment, je pose de la moquette dans la chambre et c'est loin d'être évident, toute seule. Mon cher mari ne m'aide pas.

Christophe : Sète, je connais et c'est très joli. La ville de Georges Brassens... Mais l'exposition se termine en février (mais ce n'est pas ouvert le dimanche!), alors pourquoi ne pas planifier une petite virée à Paris à cette occasion?

Caroline a dit...

Tu es en train de passer au travers! Bravo!

Mais je te jure. Quel boulot ça semble représenter... Tu n'as sans doute pas soupçonné que tu acquerrais de la compétence en plâterie (?) à Paris. Tu aurais sans doute préféré t'en passer... Quand même, ton expatriation te permet d'ajouter cette corde très surprenante à ton arc. Pas un Québécois n'a crémé un "gâteau" grand comme tes pans de murs. Tu es unique, vois-le comme cela! :)

J'espère que tu as bien "unwindé" -- que tu t'es détendue -- en visitant l'expo des délicieuses photos de Doisneau. Tu me donnes envie d'aller à Parie.

Christophe Berget a dit...

Je ne crois pas que je puisse venir sur Paris malheureusement.

Anonyme a dit...

Dans mon appart-studio-grenier du Quartier latin de Montréal, je sais pas si c'est du plâtre ou autre chose, mais c'est loin d'être notre pratique gyproc. C'est blanc pis ça s'effrite... cachant parfois en couches épaisses les murs mitoyens ou extérieurs faits de brique ou de pierre... Pis chez moi (la maison est centenaire) ben c'est dû pour être refait. J'ai failli mourir guillotinée par un lourd miroir aux arrêtes tranchantes qui est tombé deux secondes après que je me sois levée... Imaginez les machettes... "la police cherche toujours l'auteur du meurtre étrange..." ;)

Blue a dit...

Caroline : Merci. Je me suis réveillée dans ma belle chambre. Oui, bon, d'accord, je deviens pas pire en bricolage. Tu viendras voir ça une bonne fois. ;)

Dommage, je n'ai plus les photos de la zone sinistrée que l'appartement était quand on a tout cassé.

M : Il n'y a pas un fantôme de bourreau qui traîne chez toi, des fois? ;)

Anonyme a dit...

merci pour ce cours Restauration de bâtiments anciens 101. En effet, ça ne semble pas évident tout ce travail poussiéreux ... tu nous feras partager une photo du travail accompli ?

Blue a dit...

Beo et Geneviève, promis. Je mettai une photo de ma chambre une fois l'"oeuvre" terminée (c.-à-d. après réception de mes meubles (penderie et commode). ;)