Au risque de passer pour une «matante» finie et complètement gâteuse, je récidive avec un billet sur nos amis les animaux. Après tout, pourquoi pas? Je vis bien au pays de Brigitte Bardot!Quand j'ai quitté Hull pour Paris, il était hors de question que j'abandonne mes animaux. Je partageais tout de même depuis 12 ans un bonheur sans nuage, mon lit et mon spaghetti italien avec Pitounette, ce dont aucun homme ne peut encore se vanter.
Quant à Kako, le volatile venu d'ailleurs - Paix à son peuple! - je n'imaginais pas me passer de son imitation parfaite de la sonnerie du téléphone. Grâce à lui, j'avais l'impression que le téléphone sonnait tout le temps et que plein d'amis se bousculaient pour inviter les sauvages que nous étions, mon mari et moi, à sortir pour profiter de la trépidante vie hulloise.
Ah, l'Outaouais! Pays des Bob et Mike qui se prénomment en fait Robert et Michel! Royaume des chauffards en quatre par quatre qui dépassent par la droite! Paradis des arts et de la culture adaptés aux fonctionnaires, ces drôles d'orignaux de la bureaucratie canadienne qui peuplent la région! La tirade sur l'art et la culture vous fait sourciller? Gens de peu de foi! Sachez que j'ai déjà assisté à une exposition de tapisseries anciennes portées par Gilberte et sa copine Fernande au chic Kelsey's de Gatineau, et ce, à guichets fermés.
Vous n'êtes pas tellement portés sur les vieilleries? Qu'à cela ne tienne, l'art moderne y est également bien représenté. Figurez-vous qu'un jour, à la distinguée Station de Hull, j'ai vu avec émotion de fins connaisseurs se mettre à taper des mains spontanément à la vue d'un artiste en jeans et tablier présenter une performance pyrotechnique sur gâteau. Que de souvenirs...
Mais revenons à nos moutons après tout ce cirque. Pour parodier la célèbre Poune, oui, j'aime mes animaux et mes animaux m'aiment. Et comme ce n'est pas l'amour vache, ils ont tout naturellement pris Air France avec moi, après moultes péripéties avec les autorités françaises, qui menaçaient de «détruire» Kako si je n'arrivais pas à prouver qu'il n'était pas un spécimen d'une espèce rare et protégée par la Convention de Washington.
Ces ignares confondaient donc une perruche avec un perroquet, qui lui est protégé par cette convention! Une fois l'imbroglio résolu, je ne devais cependant jamais leur avouer qu'effectivement, Kako et Pitounette sont des spécimens rares d'animaux, à bien des égards...
8 commentaires:
lol , je pensais nos douaniers plus aguerris que cela en matière d'animaux protégés !! M'enfin, ils ne seraient pas allés jusqu'à la détruire ??!? (enfin je crois ! lol)
Si si, Christophe. Tuer est trop doux. Ils employaient bien le mot "détruire"! ;)
Tu viens de m'arracher plein de fous rires! L'article de Josée Blanchette auquel tu nous réfères, puis les performances artistiques hulloises, ce dont seule Pitounette peut se vanter et Kako qui donne des semblants de vie sociale en Outaouais. :D Wow! It makes me full of beans*! Merci!
*Comme tu vois, je réinvestis mon nouveau vocabulaire anglais...
Excellent, Caroline, pour le vocabulaire anglais. =D
hi hi, ils se sont crus à la frontière Italienne, ils ont pris ta perruche pour une contre-façon !!
Christophe : Qui sait en effet ce que ces gens ont dans la tête... :)
J'aime bien comment leur "solution" pour "protéger" une espèce rare, en voie de disparition, protégée, etc. est d'en détruire un spécimen... Toute une logique!
Oui, c'est assez comique, sauf lorsqu'on fait affaire à l'un de ces ex-terminators. :)
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