04 novembre 2006

En route pour Londres


La gare du Nord, à Paris

Me voilà une fois de plus en route pour Londres. La Gare du Nord grouille de voyageurs qui vont vers l'Europe du Nord - Belgique, Pays-Bas, Angleterre...

J'arrive à la gare au moins 30 minutes avant le départ, comme il est exigé pour les formalités d'entrée au Royaume-Uni (inexistantes lors de déplacements entre les autres pays de l'Union européenne), je passe les douanes, j'envoie mes bagages dans la machine à rayons X et je franchis le portail de détection des métaux, comme à l'aéroport. Ensuite, j'achète quelques revues à potins pour passer le temps et là, je fais dans l'international : National Enquire (américain), Now (anglais) ainsi que Public et Paris Match (français).

De plus, comme un voyage en train anglais a fait de moi une voyageuse avisée (mais c'est tout à fait normal, ma chère, de rester bloquée dans un train sans air climatisé par 32 degrés C sans que l'on ait prévu pouvoir vendre une bouteille d'eau à tous ces gens assoiffés!), j'achète du chocolat et une bouteille d'eau. On ne sait jamais...

Je m'installe dans le train, on annonce la fermeture des portes et l'Eurostar s'ébranle pour un voyage de 2h30, qui comprend la traversée de la Manche dans un tunnel long de 50 kilomètres, soit le tunnel sous-marin le plus long du monde. Pour ceux que la traversée d'un aussi long tunnel effraie (on y passe 20 minutes), dans l'Eurotunnel on ne ressent pas les malaises habituels (sensation de compression dans les oreilles, notamment) qui rendent le passage de tunnels plus courts pénibles à haute vitesse. De toute façon, lorsqu'on regarde par le hublot il fait si noir qu'on n'à qu'à imaginer qu'il fait nuit pour éviter la claustrophobie et puis je suis occupée à m'informer sur les états d'âme de Madonna et les dernières frasques du prince Harry. Bref, si je me suis habituée à ce tunnel, tout le monde peut y survivre.


Le tunnel sous la Manche

Le train ralentit à quelques kilomètres de Londres et j'attends avec impatience de voir apparaître dans le hublot les quatre cheminées de l'ancienne centrale électrique de Battersea, cette silhouette si familière qui m'indique que je suis arrivée à destination pour un autre séjour de découvertes...

L'ancienne centrale électrique de Battersea, à Londres, vue de l'Eurostar


La centrale, telle qu'elle apparaît sur le couverture de l'album Animals, de Pink Floyd




6 commentaires:

Anonyme a dit...

Ah les délices et le charme des voyages en train! Vive l'Eurostar :)

Anonyme a dit...

J'adore cet album! Je pensais pas qu'il existait une centrale semblable! Ou l'inverse?

Merci pour ce départ, et pour le tunnel... je saurai juste quand je le ferai. J'appréhendais de traverser celui du Gotthard qui relie la Suisse romande au Tessin. Il est long de 15 km je crois... quand tu as un bouchon au départ et que c'est à la queue-leu-leu tout le long... ça doit pas être drôle.

Moi j'ai eu de la chance: on est passés normalement. Mais: j'avais hâte d'en sortir!

Bonne continuation de séjour!

Blue a dit...

C'est agréable de voyager en train, n'est-ce pas Elté?
Beo, heureusement qu'il n'y a jamais de bouchon dans le tunnel sous la Manche, c'est déjà assez comme ça! :)

Caroline a dit...

Je sens que tu me prends par la main, L'ABC d'un voyage en Eurostar, et ça me rassure! Qu'une habituée m'en décrive le fonctionnement, les vues, l'eau qu'on n'y vend peut-être pas... Oh et les revues à potins dont on doit se munir, good Lord! Voilà autant de précieux détails que je retiens pour ma première fois qui s'en vient.

Anonyme a dit...

Ton récit m'a rappelé avec délice mon arrivée en sol Anglais lors de mon premier séjour à Londres. J'avais séjourné 2 semaines à Paris avant et c'est avec l'Eurostar que "ça" c'est passé ;)
Et à l'approche de Londres, il y avait, comme tu dis, les cheminées de la Battersea mais ce qui m'avait frappé ce sont les milliers de petites cheminées typiques des maisonnettes ouvrières anglaises qui m'annoncaient que j'allais bientôt vivre la plus belle expérience de toute ma vie ... Y a de ces images marquées dans notre tête à jamais. Merci Blue pour faire revivre mes souvenirs ;)

Blue a dit...

De rien, Geneviève. ;)
Caroline, j'avais remarqué que des gens venaient sur mon blogue après avoir fait une recherche sur l'Eurostar, peut-être pour en savoir plus sur le fameux tunnel qu'on peut légitimement appréhender...